Monday, 17 February 2020

A AFRIQUE

Saturday, 18 January 2020 14:57

« II y a urgence », Faure Gnassingbé sur la lutte contre les faux médicaments

Faure Gnassingbé, Macky Sall et Yoweri Museveni au devant de l'assistance Faure Gnassingbé, Macky Sall et Yoweri Museveni au devant de l'assistance

Le sommet sur la lutte contre le trafic de faux médicaments en Afrique s'est ouvert ce samedi 18 janvier 2020, à Lomé. Les Chefs d’Etat sénégalais, ougandais et togolais ont pris part à la rencontre ainsi que les représentants des gouvernements et le directeur général de l’OMS. Dans son discours de circonstance, le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a fait comprendre à l’assistance que la guerre contre les médicaments falsifiés est une urgence.

Le trafic des produits médicaux falsifiés, informe le président togolais, tue aujourd’hui un million de personnes par an dans le monde, particulièrement en Afrique. Ainsi, Faure Gnassingbé demande : « Qui pourrait tolérer que plus de 120.000 enfants de moins de cinq ans perdent la vie chaque année à cause des médicaments falsifiés censés les guérir ? »

De ce fait, le numéro 1 togolais trouve que « s’il y a urgence à agir en faveur du climat et de l’environnement », il n’est pas aussi question de perdre de vue qu’ «il y a une extrême urgence à sauver des millions de vies menacées par les faux médicaments ».

Ce danger, poursuit-il,  n’est pas simplement une menace mais une réalité à laquelle les peuples africains sont tout particulièrement confrontés chaque jour.

« II y a urgence car ce trafic international, dirigé par des organisations criminelles, se développe de façon exponentielle. Qu’on en juge : de 75 milliards de dollars US en 2010, le chiffre d’affaires du trafic des produits médicaux falsifiés est évalué â 200 milliards de dollars en 2014, presque le triple en quatre ans. Les bénéfices tirés de ce trafic sont supérieurs à celui de la drogue ou des armes. À cette rentabilité financière sans équivalent s’ajoute un risque très faible et une quasi-impunité », renseigne Faure Gnassingbé.

La Fondation Brazzaville, à l’origine du sommet de Lomé, estime qu’il est possible d’inverser la tendance à condition d’une mobilisation et d’une prise de conscience des Etats et de leurs dirigeants.

Par ailleurs, cette rencontre s’achèvera par l’annonce de l’Initiative de Lomé, un dispositif qui entend renforcer et coordonner la lutte à l’échelle continentale.

la Fondation Brazzaville, à l’origine du sommet de Lomé, estime qu’il est possible d’inverser la tendance à condition d’une mobilisation et d’une prise de conscience des Etats et de leurs dirigeants.

Quelle ambition pour l’initiative de Lomé ?

L’ambition pour l’Initiative de Lomé réside essentiellement dans sa dimension politique, assumée et revendiquée. « Celle qui a -jusque-là- fait défaut dans la plupart des actions entreprises à ce jour pour éradiquer le trafic des médicaments falsifiés. Pour preuve, l’échec en 2004 d’un projet de convention internationale sur la lutte contre les médicaments falsifiés ou de qualité inférieure préparé par I’OMS, faute d’un accord politique entre les États-parties au projet », a rappelé Faure Gnassingbé.

L’originalité de l’initiative de Lomé, selon Faure Gnassingbé est double : « pour la première fois, elle est portée par des États africains et elle repose sur un fondement politique fort, à savoir l’engagement que nous allons prendre tout à l’heure en signant la déclaration de Lomé ».

Ce fondement politique, souligne-t-il, servira, à « l’adoption d’un accord cadre et d’une feuille de route qui seront, après accord des instances gouvernementales des États concernés, signés lors d’une deuxième conférence tenue dans les mêmes formes que la déclaration politique ».

Par ailleurs, Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la proportion de faux médicaments représenterait sur le continent africain 60% des produits médicaux en circulation.

A.A

Last modified on Saturday, 18 January 2020 15:07

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