Thursday, 01 October 2020

A AFRIQUE

Monday, 03 August 2020 15:49

Mali : le M5-RFP appelle à une protestation non-stop jusqu’au départ de IBK

Le Mouvement du 05 juin et ses alliés ont entamé, ce lundi 03 août, la deuxième phase de la désobéissance civile. Objectif fixé : obtenir la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta.

L’heure de la trêve est finie dans les rues de Bamako. Après une dizaine de jours de pause en raison de la fête de la tabaski célébrée le vendredi dernier, les leaders de la contestation ont demandé aux agents de l’Etat de fermer tous les bâtiments publics. Avant de promettre de ne plus rentrer chez eux jusqu’au départ du pouvoir du président.

Obtenir la démission d’IBK

Tout ceci intervient après leur rejet des recommandations des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao. Les responsables du M5-RFP ont décidé d’intensifier la mobilisation en appelant à la désobéissance civile. À l’issue de son assemblée générale tenue ce dimanche 02 aout à Bamako, la jeunesse du mouvement contestataire a réaffirmé sa détermination à faire partir le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

« Nous allons occuper de façon pacifique tous les lieux publics, tout ce qui est représentation de l’Etat, toutes les administrations publiques et d’autres artères stratégiques que nous allons occuper pacifiquement. Sachez que cela va concerner les six communes du district de Bamako, les régions du Mali et certaines communes périphériques de la capitale malienne », a indiqué à la voix de l’Allemagne, Kaou Abdrahamane Diallo, membre du M5-RFP.

Destruction des biens

En ce qui concerne les fauteurs de troubles et destructeurs des biens lors de la première phase de la désobéissance civile, les responsables se sont déchargés d’eux. « Ceux-ci ne représentent par le M5-RFP », a lancé Clément Dembélé de la Plateforme de lutte contre le chômage et la corruption. « Cette fois-ci, nous avons travaillé avec beaucoup de pédagogie. Nous avons formé, informé des jeunes qui doivent comprendre comment on fait la désobéissance civile pour que la population ne soit pas victime, et que l’on puisse paralyser l’administration au niveau de son fonctionnement et que cette désobéissance civile s’inscrive dans la non-violence et la démocratie. »

Pendant ce temps, le Chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, a réaffirmé sa détermination à protéger les libertés publiques contre des quelconques troubles.  « Nul n’a le droit d’empêcher les maliens d’aller et de venir ». Car, « l’Etat s’assumera face à la situation politique du pays ».

Notons que c’est depuis le 05 juin que le Mali a franchi la limite de cette crise socio-politique. Malgré la médiation des experts de la Cedeao et les chefs d’Etat, la situation semble s’embourber dans une impasse. Car, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale se heurte aussi au refus du mouvement d’opposition M5-RFP, malgré la main tendue du Premier ministre.

 

Avec dw.com

Leave a comment

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

Togotopnews, le top de l'actualité Togolaise

Tel:

00228 91 90 30 65
00228 97 15 64 47

Facebook